ALARME A MES AMIS

 1984

Alarme à mes amis - Philippe Vollichard
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Perdu dans la forêt sans peut et sans regret

Je marche devant moi en comptant mes pas

Je traverse les troncs, les rivières sans pont

Les montagnes et les plaines, je n'ai pas de peine

Au rythme du coeur, se suivent les heures

Je marche la nuit au fond de mon esprit

La fatigue n'est plus dans ce voyage perdu

Plus rien n'a d'importance il faut j'avance

J'ai envie de hurler comme un loup affamé

Un grand cri dans la nuit, alarme à mes amis

je suis le prisonnier venez me délivrer

D'une folie que personne ne peut voir

Au milieu de la mer sur mon vaisseau de pierre

Je m'accroche à la barre les yeux rivés au phare

Une étoile lointaine aux formes de sirène

Le rythme des lames comme un bassin de femmes

Le vent souffle en rafale en soulevant un râle

Des paquets d'eau salé dans mes yeux fatigués

Le sel sur ma peau ronge jusqu'à mes os

Plus rien n'a d'importance il faut que j'avance

Accroché au rocher surtout ne plus penser

Monter vers les sommet

Chevaucher le désert sur deux roues suicidaires

Rouler rouler vers l'arrivée

Voguer voguer pour traverser

Rouler rouler

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